Béatrice David

Entretien avec Béatrice David enregistré le 5 février 2014 à Silicon Banlieue, Argenteuil, France.

Béatrice David. Portrait

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Biens communs

Intérêt général

Justice sociale

C’est un terme souvent utilisé, et qui résume bien le positionnement politique et philosophique des communs.

Il faut être garant d’une certaine équité.

Cela consiste à se rendre compte des inégalités qui sont intrinsèques à certaines sociétés et à certains fonctionnements. On sait que, dans la société très libérale telle qu’elle fonctionne aujourd’hui, les choses ne vont pas se faire naturellement dans l’intérêt de tous.

Il y a du rééquilibrage à faire. On constate de très nettes discriminations, des phénomènes d’appauvrissement et d’exclusion. La justice sociale consiste à contrebalancer cela.

Appropriation

Il s’agit de remettre les gens au cœur de leur existence et de leur vie citoyenne, de leur travail et de leur parcours en général. Il s’agit aussi de leur donner les outils.

L’appropriation c’est aussi une forme de valorisation des personnes, qui implique un travail d’accompagnement de sorte que chacun soit à même de choisir ce qui est le mieux et accède à une certaine autonomie.

Il s’agit de pouvoir reprendre la parole, parce que finalement, lorsque l’on est seulement un aidé, nous n’avons pas trop notre mot à dire, si ce n’est en tant qu’aider. Nous ne sommes pas trop écouté. Permettre l’appropriation c’est permettre à chacun de redevenir acteur et d’acquérir une légitimité. C’est aussi avoir une vision plus globale, complexe. Être capable d’avoir un regard critique, de choisir, plutôt que d’aller uniquement dans une voie que l’on nous donne et qui nous oriente.

Partage

Partage et accessibilité. C’est aussi un des fondements des communs, et notamment en ce qui concerne les outils numériques et le domaine du libre. Cela consiste à dire qu’il y a certaines connaissances, certains savoirs, certains acquis qui doivent être à disposition de tous, pour les utiliser mais aussi pour se les approprier.
Dans le domaine du numérique, il s’agit d’une part de faire en sorte que tout le monde puisse utiliser des outils sans être, à un moment donné, contraint par un acteur commercial susceptible d’en limiter l’accès. Et d’autre part, il s’agit également de permettre à ces outils d’être enrichis, améliorés, par toute l’intelligence collective.
On est vraiment dans l’articulation d’un espèce de service universel. Ce service universel, si il est ouvert, permet que certains se ressaisissent de briques déjà réalisées, d’un bout de code ou même de l’idée seulement, pour le retravailler et proposer des améliorations qui répondront à de nouveaux besoins plus spécifiques.

Le libre est une articulation. C’est internet vu comme un service universel.

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